vendredi 14 septembre 2007

Le marchandage

Le marchandage, tout le monde sait que c’est l’univers de l’Afrique, les africains les premiers. Ils savent que les européens viennent ici pour se dépayser, pour essayer de jouer avec les prix, la négociation.

Mais ne pas oublier que les locaux sont des professionnels du marchandage… tout est bon pour que vous achetiez… Les prix ne sont jamais fixés, ils se négocient. D’ailleurs ils ont tendance à grimper de manière inversement proportionnelle au bronzage de la peau de l’acheteur potentiel !

Pour le vendeur le premier objectif c’est de vous faire rentrer dans sa boutique. Pour cela une multitude de petites phrases choc sont bien au point : « le plaisir des yeux c’est gratuit », « j’ai envie d’avoir un avis sur mes nouveautés », « mon ami vient juste jeter un œil ».

Après ils veulent que l’on commence la discussion coté prix. Tout est bon pour faire pensé au Toubab qu’il est intéressé par l’article, mais les phrases les plus fameuses sont : « c’est cadeau » « tu es mon ami, je te fais un prix d’ami » et s’ils comprennent que tu es aussi têtu qu’eux, il demande que tu fixes le prix « juste » en premier. Le but est de commencer le marchandage.

Une fois le marchandage commencé il faut être patient… très patient, petit à petit la discussion conduit peu à peu les interlocuteurs au prix idéal. C'est-à-dire celui qui satisfait l’un et l’autre. Le marchandage est un bon moment pour tout le monde, si on négocie dans les règles de l’art, et de la politesse.

Ceci étant dit, on ne peut pas tout négocier. Si tout ce qui est artisanat est négociable, il n’en est pas de même des hôtels, des transports en bus, des restaurants, et des supermarchés. Cette envie de tout négocier, quasi-réflexe chez certains voyageurs nuit gravement au professionnalisme du tourisme. Ainsi, il en va de la responsabilité des voyageurs : marchander tout et n’importe quoi favorise le secteur informel et ne permet pas le développement du tourisme.

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